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Peut-on déjouer sa génétique?

Oyé! Oyé! L’expression « C’est pas de ma faute, je n’ai pas des bons gènes » est en voie de disparition.

Oui, vous avez bien lu!

Malheureusement pour elle, les chercheurs ont développé une nouvelle branche de la génétique qui mettra fin à son règne : l’épigénétique.

Il s’agit d’une excellente nouvelle pour vous, surtout si vous aspirez à reprendre le pouvoir sur votre santé.

Peu importe si tous les hommes de votre famille sont « pris du cœur », vous saurez désormais que les choix que vous faites au quotidien auront un plus grand impact sur votre santé cardiovasculaire que les gènes qui vous ont été transmis.

Dites bonjour au pouvoir!

Votre environnement et vos habitudes de vie jouent un rôle déterminant dans votre état de santé en modifiant l’expression de vos gènes. Hein?!

Vous pouvez en quelque sorte choisir les gènes qui s’exprimeront en vous grâce à vos actions, aujourd’hui même.

Cette récente discipline scientifique est une véritable bombe dans le monde de la biologie puisqu’elle met balaye du revers de la main la fatalité et met en lumière le pouvoir que chacun détient sur son état de santé.

Les gènes ou l’environnement?

Deux théories ont longtemps soulevé des débats interminables en génétique : qu’est-ce qui détermine la personne que nous deviendrons?

  • Certains affirmaient haut et fort que nos gènes étaient responsables de qui nous étions.
  • D’autres croyaient plutôt que l’environnement façonnait notre personne.

Voilà que l’épigénétique réconcilie les deux clans; tout le monde avait – à moitié – raison.

Nous avons une série de gènes dans notre ADN (gracieuseté de nos parents). Certains de nos gènes sont définitifs (la couleur des yeux et le sexe d’une personne, par exemple). Par contre, d’autres gènes ont des interrupteurs qui peuvent être ouverts ou fermés. L’épigénétique étudie donc comment les gènes vont être utilisés (ou pas) par nos cellules :

  • S’ils seront actifs (allumé/ouverts/exprimés)
  • Ou inactifs (éteints/fermés/réprimés)

Qu’est-ce qui influence l’ouverture ou la fermeture de ces interrupteurs?

C’est assez simple, il s’agit de notre environnement et de nos comportements.

  • Alimentation
  • Activité physique
  • Tabagisme
  • Qualité de l’air
  • Environnement social (nos relations)
  • Stress
  • Sommeil
  • État psychologique
  • Etc.

Dans le corps humain, tout est chimie. Notre perception du monde et les émotions engendrées par celle-ci influencent aussi l’expression de nos gènes.

Un stress négatif, par exemple, cause la sécrétion de cortisol, qui lui pourrait venir ouvrir l’interrupteur d’un gène qui prédispose à l’anxiété.

Au contraire, l’amour entraîne une sécrétion de dopamine, qui pourrait déclencher la fermeture de ce même interrupteur.

C’est donc dire que l’on peut « ouvrir » ou « fermer » les interrupteurs de nos gènes en fonction de nos choix de vie et de nos perceptions.

Quel lien y-a-t-il entre des jumeaux et des abeilles?

Prenons l’exemple de jumeaux identiques séparés à la naissance. Le premier est confié à une famille dont la santé est une priorité. On lui donnera que des aliments sains et il grandira dans un environnement équilibré dans lequel il pratiquera ses sports préférés et où il pourra exprimer librement ses émotions.

Le second se retrouve plutôt dans une famille qui aime la malbouffe et qui ne fait pas d’exercice. Il grandira devant les écrans et ne suivra pas d’horaire de sommeil fixe.

Malgré un bagage génétique identique, croyez-vous que ces jumeaux auront le même aspect physique et le même état de santé à 40 ans?

Il y a de grandes chances que non! Le second jumeau risque fort de développer une maladie métabolique comme le diabète de type 2, alors que son frère pourrait facilement courir plusieurs kilomètres sans même s’essouffler.

Un autre exemple. Qu’est-ce qui différencie une abeille reine d’une abeille ouvrière? Les deux abeilles naissent égales, mais à l’état de larve, l’une d’elles mangera de la gelée royale. Elle deviendra reine (plus grosse, plus grande longévité, capacité de pondre des œufs). La seconde deviendra une ouvrière.

Au final, ce qu’elles auront mangé aura influencé l’expression des gènes de leur ADN. La nature est si bien faite!

Que lègue-t-on vraiment à nos enfants?

Le marquage épigénétique (interrupteur ouvert ou fermé) est transmissible à notre descendance.

Il nous est donc possible de nuire à la santé de nos enfants en ayant une mauvaise alimentation ou en étant sédentaire avant même leur naissance. Étrange n’est-ce pas ?

Sans compter qu’on lègue souvent bien plus à nos enfants qu’un bagage génétique. On leur transmet aussi notre mode de vie et nos valeurs.

Si nous sommes en surpoids, comme notre père et nos frères, c’est oui en raison de nos gènes, mais SURTOUT en raison de nos habitudes de vie semblables.

Une autre bonne nouvelle? Le marquage épigénétique est réversible. En modifiant notre environnement et notre comportement, il nous est possible de renverser la vapeur.

Il n’est donc jamais trop tard pour ouvrir les interrupteurs de nos meilleurs gènes (qui facilite la santé, la vitalité, l’énergie, la bonne humeur, la satisfaction, etc.) et fermer ceux de nos gènes négatifs (qui entraînent le cancer, la maladie, la dépression, l’obésité, etc.).

Comme quoi notre destin n’est jamais vraiment scellé dans notre ADN!

Existe-t-il un lien entre les gènes et la chiropratique?

Des chercheurs néozélandais étudient actuellement le lien entre la subluxation vertébrale (blocage articulaire traité par les chiropraticiens) et l’épigénétique.

L’hypothèse que la subluxation vertébrale viendrait agir sur l’expression des gènes (ouvrir ou fermer les interrupteurs) pourrait en partie expliquer les impacts bénéfiques de la chiropratique sur la santé à long terme. Tout reste encore à être étudié, mais les perspectives sont très enthousiasmantes.

En résumé :

Nous naissons avec un bagage de gènes qui peuvent être actifs ou inactifs

Notre mode de vie et nos comportements déterminent si nos gènes sont actifs ou inactifs

Nos gènes actifs et inactifs déterminent notre état de santé

Notre mode de vie sera donc déterminant sur notre état de santé, peu importe le bagage génétique légué.

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Y croyez-vous?

Je lisais récemment un article de l’Actualité du 1er décembre 2011 qui parlait de «La révolution du sur mesure». Le sous titre: «Face au cancer ou au diabète, cet enfant sera mieux armé que ses parents, promettent les chercheurs. Il aura des médicaments adaptés à ses gènes!» La journaliste enquête pour savoir si c’est de la poudre aux yeux ou une véritable avancée scientifique?

On nous laisse croire que la médecine du futur passe par là! Qu’on pourra prédire nos faiblesses (risques de maladies) et prédire nos réponses à des médicaments. On pourrait, grâce à la connaissance de notre code génétique, profiter d’une meilleure santé grâce à une meilleure utilisation des médicaments… On pourrait même faire sauver de l’argent à l’État en ayant des médicaments plus ciblés; en utilisant tout de suite et sans détour le «meilleur» produit pour vous.

Qu’en pensez-vous? Est-ce que l’utilisation de médicaments amène la santé? Est-ce qu’on a mal à la tête parce qu’on manque de Tylenol dans le sang? Est- ce que notre corps est fait pour toute cette soupe chimique? Je crois encore que la plupart du temps, le meilleur médicament c’est pas de médicament.

Pour ce qui est de faire économiser de l’argent à l’État je n’y croit pas du tout. Les produits pharmaceutiques ont un taux d’inflation qui bat tous les indices boursiers et qui est à l’abri des crises économiques. En ce moment, la part du budget de l’État qui s’engouffre dans les soins de maladie est de près de 50%. Avec le vieillissement de la population, celle-ci pourrait passer à 60%, 70% et plus. Il faut alors se demander si l’État pourra encore assumer cette facture ou bien si elle nous sera refilée. Et en attendant, est-ce que l’État oriente la recherche vers des solutions économiquement viables?

Ce que faisait remarquer le président du Consortium International de génomique du cancer en février 2011 dans le magazine Science, c’est que «les compagnies ont tenté de tirer profit des données connues actuellement en génomique, sans en connaître encore la complexité. Le bilan: bien des biomarqueurs fournissent des résultats trompeurs, repèrent des maladies là où il n’y en a pas ou orientent les médecins vers des traitements qui fonctionnent peu ou pas.»

Et les médicaments qui fonctionnent ne font souvent que prolonger la vie du patient à un stade avancé de cancer pendant quelques mois. De plus, ils sont très chers. Le dernier en lice, le Zelboraf coûte 9400$ par mois. Avant l’arrivée de ces produits spécifiques, le coût moyen du traitement contre le cancer au Canada est de 65000$. Quel sera-t-il après l’arrivée de ces médicaments supposés nous faire économiser?

Et est-ce que la solution est VRAIMENT dans la génétique? Notre code génétique est comme un livre de recettes. Il y a plein de pages (de gènes) dans ce livre qui ne serviront pas, des recettes (des maladies) qui ne nous intéressent pas. Si vous achetez de l’huile à friture, des pommes de terre, du sel et du glutamate monosodique, il est clair que vous n’êtes pas en train de préparer une salade santé. On pourrait dire que ce sont les gènes (la page du livre de recette) des maladies cardiaques qui causent la maladie mais si les seuls ingrédients qu’on achète sont ceux-là, le résultat est en conséquence. Les gènes de cette recette vont s’exprimer et on aura un plat de mauvais goût.

Les recherches les plus intéressantes en ce moment parlent plutôt d’épigénétique. Si la génétique est le livre livre, l’épigénétique en est la lecture qu’on en fait. Selon divers facteurs (environnementaux, psychologie, consommation de médicaments, alimentation, niveau d’activité physique…), les lecteurs d’un même livre n’en auront pas la même interprétation ou ne ressentirons pas les mêmes émotions; ne produiront pas exactement les mêmes plats, les mêmes maladies ou les mêmes traits physiques. C’est là qu’on a le plus de pouvoir d’agir individuellement et économiquement.

On est tous humains et on a tous pas mal le même livre de recette. Est-ce que vos habitudes de vie (alimentation, exercices, pensées) permettent à votre livre d’exprimer épigénétiquement de la santé ou bien de la maladie? Pour le même prix qu’un mois de Zelboraf, vous pouvez vous abonner au gym pour 20 ans (je crois même que si vous offrez 9400$ à votre gym, il va vous proclamer membre à vie!). Et vous savez, le plus beau dans tout ça c’est que l’activité physique et une bonne alimentation peuvent prévenir bien des cancers, des maladies cardiovasculaires, des dépressions et des diabètes (domaines dans lesquels on tente de nous vendre les bienfaits de cette «révolution»)! Alors, croyez-vous assez en votre pouvoir sur votre santé pour y consacrer temps et efforts?

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Pourquoi sommes-nous si malades?

Dernièrement, j’ai eu la chance d’aller me ressourcer dans l’un des plus magiques endroits que la nature puisse nous offrir: la plage. Dans ces occasions, au son du déferlement régulier des vagues sur le rivage, j’aime plonger mes pensées dans un bon livre. Celui que j’ai lu pour commencer l’année me faisait réfléchir sur les sources de la santé et de la maladie.

L’auteur posait les questions suivantes: Est-ce que nous sommes séparés de la nature? Est-ce que notre environnement devient plus en santé ou plus malade? Si le mode de vie des humains entraîne la maladie et la mort de certaines espèces animales, est-ce qu’on peut en être éternellement épargnés? Est-ce que les humains sont gouvernés par les mêmes lois biologiques qui gouvernent toutes les autres espèces d’animaux? Est-ce possible de polluer notre eau et nos sols et de ne pas nous polluer nous même? Est-ce que les humains ou d’autres animaux sont programmée génétiquement pour exprimer des dysfonctionnements et pour développer des maladies chroniques.

L’une des analogies qu’il faisait dans son livre est celle des Grands Lacs. Est-ce que vous vous souvenez dans les années 1970, quand des milliers de poissons se sont mis à mourir avec des tumeurs dans leurs entrailles sur les berges des Grands Lacs. Même chose avec les bélugas du St-Laurent et toutes les espèces exposées aux toxines industrielles. Est-ce que vous savez ce qui est arrivé aux oiseaux qui mangeaient ces poissons? Je me souviens de l’avoir appris dans mon cours d’écologie en secondaire 1 de la bouche de mon enseignante Lise Deslauriers qui nous parlait des dommages causés par le DDT et les BPC. Les oiseaux pondaient des œufs friables qui cassaient et qui ne produisaient pas de descendance (est-ce que vous connaissez des gens dans cette situation?). Les scientifiques et les environnementalistes étaient très inquiets de l’extinction des poissons et de ces oiseaux.

Combien de scientifiques vous pensez ont blâmé la mort de ces poissons sur une mauvaise génétique? Combien d’environnementalistes ont cru que la raison pour laquelle les poissons et les oiseaux qui mangeaient ces poissons ont développé des cancers et un lot d’autres maladies était parce qu’ils avaient une mauvaise génétique? Et combien pensez-vous ont suggéré que la solution logique serait de déverser de la chimiothérapie dans les lacs ou de construire des hôpitaux sur les berges pour pouvoir donner aux poissons médicaments, radiation et chirurgies? Aucun bien sûr!

Alors pourquoi pensez-vous que cette explication ou cette approche serait logique pour l’espèce humaine? Pourquoi serait-ce absurde de suggérer cette approche pour toutes les autres espèces animales mais presque blasphématoire de suggérer une autre approche que celle-là pour l’espèce animale qu’est l’humain?

Pourquoi lorsque notre animal de compagnie est malade ou vomit on se dit que c’est probablement quelque chose qu’il a mangé et que nous ne nous posons pas cette question pour nous-mêmes? Pourquoi on dit à nos enfants de ne pas donner de chips au chien parce que ce n’est pas bon pour lui. Est-ce que ça peut être bon pour nous et pas pour le chien? Il faisait remarquer à ce sujet une nouvelle qu’il avait vu au bulletin télé un soir qui montrait des agents de la société protectrice des animaux qui faisaient une descente dans une famille d’américains qui nourrissaient leur chien avec de la liqueur, des chips et du junk food. Leur animal de compagnie leur a été retiré sous prétexte que le nourrir ainsi représentait de la cruauté envers les animaux.

Cette famille avait aussi des enfants qui étaient nourris de la même façon et personne n’a même considéré que ça pouvait être cruel de servir le même poison lent aux enfants. Dans la société actuelle, nous mangeons, bougeons et pensons d’une façon bien différente de celle de nos ancêtres. Ces façons nouvelles sont sans contredit nuisibles à notre santé et si nous ne faisons pas les choix adéquats, nous pouvons facilement nous retrouver avec des maladies chroniques. Aujourd’hui, les enfants développent des maladies qui étaient avant réservées aux adultes et la génération actuelle a pour la première fois une espérance de vie moins longue que ses parents.

Réf: Chestnut, Dr. James L. The Wellness & Prevention Paradigm. TWP Press

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