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Douleurs à l’épaule : apprenez-en davantage sur le syndrome d’accrochage

Les douleurs à l’épaule sont fréquentes. Elles peuvent avoir plusieurs origines et être complexes, ce qui nécessite sans aucun doute une évaluation précise. Le syndrome d’accrochage fait partie des diagnostics fréquents liés aux douleurs à l’épaule, et cet article vous permettra de le comprendre et voir quel rôle la chiropratique pourrait jouer dans son diagnostic et son traitement.

Comment fonctionne l’épaule : anatomie 101

L’épaule est composée d’os, de muscles, d’articulations, de tendons et de ligaments. Ici, l’avantage sera porté sur les os, les muscles et les articulations de l’épaule :

1. Os

  • Scapula (omoplate)
  • Acromion (partie de l’omoplate importante du syndrome d’accrochage)
  • Humérus (os du bras)
  • Clavicule (à l’avant de l’épaule)

2. Muscles

3. Articulations

  • Gléno-humérale (entre l’humérus et l’omoplate)
  • Acromio-claviculaire (entre la clavicule et l’omoplate)
  • Sterno-claviculaire (entre le sternum et l’omoplate)
  • Scapulo-thoracique (entre l’omoplate et la cage thoracique)

L’épaule est une articulation qui permet beaucoup de mouvements, et certains de ces mouvements sont d’une très grande amplitude :

  • Flexion (élever le bras vers le haut et l’avant)
  • Extension (amener le bras vers l’arrière)
  • Abduction (éloigner le bras du corps, vers le haut)
  • Adduction (rapprocher le bras du tronc en le gardant à l’horizontale)
  • Rotation interne (amener l’avant de l’humérus vers l’intérieur)
  • Rotation externe (amener l’avant de l’humérus vers l’extérieur)

La flexion et l’abduction sont les 2 amplitudes qui permettent les plus grands mouvements de l’épaule. Elles sont impliquées dans la plupart des mouvements de l’épaule.

Comment se développe le syndrome d’accrochage

Le syndrome d’accrochage est un diagnostic très commun qui touche l’épaule. Globalement, il se développe lorsqu’il y a un “accrochage” entre l’acromion (partie de l’omoplate) et les tendons des muscles de la coiffe des rotateurs de l’épaule.

Différentes causes sont à l’origine de l’accrochage :

  • Mouvement répétitif en abduction et en flexion de l’épaule.
    Lors de ces mouvements, les tendons des muscles impliqués sont sollicités entre l’humérus et l’acromion. Il peut résulter d’une inflammation de ces tendons. L’inflammation engendre quant à elle un frottement entre l’acromion et les tendons, d’où l’accrochage.
  • L’anatomie de l’acromion.
    Une variante dans l’anatomie de l’acromion peut créer un frottement entre ce dernier et les tendons des muscles. Un acromion plus gros, par exemple, peut être à l’origine de ce frottement.
  • Un débalancement au niveau de la biomécanique de l’épaule
    Une faiblesse musculaire, une perte de proprioception ou une articulation dysfonctionnelle peuvent engendrer un mauvais mouvement de la tête de l’humérus. En conséquence, un frottement peut se créer entre l’acromion et la tête humérale.
  • L’âge
    Le processus de vieillissement amène une diminution de l’apport sanguin aux muscles. Ceci engendre des processus dégénératifs des muscles et peut être associé au syndrome d’accrochage.

Il n’y a pas que les muscles qui développent des processus dégénératifs liés à l’âge. Les os également. L’ostéoarthrose est un processus dégénératif qui pousse la matière osseuse à se créer sur l’os. L’ostéoarthrose peut cibler tous les os, en passant par l’acromion, la clavicule et l’omoplate. Le résultat reste le même, c’est-à-dire qu’un frottement peut se créer et créer un syndrome d’accrochage.

Les mouvements répétitifs associés au syndrome d’accrochage touchent certains types de clientèle :

  • Les sportifs
    En natation, les mouvements demandés à l’épaule pour la plupart des types de nage impliquent une grande amplitude. Les muscles de la coiffe des rotateurs sont impliqués et leur utilisation fréquente peut mener à l’apparition du syndrome d’accrochage.
  • Les travailleurs debout
    La posture de travail debout demande généralement que les bras soient surélevés. Bien qu’elle soit efficace pour certains postes de travail, elle est souvent mal adaptée, ce qui pousse le haut du corps à compenser. La biomécanique de l’épaule peut être atteinte, ce qui déséquilibre le mouvement et occasionne parfois l’apparition du syndrome d’accrochage.

Les douleurs du syndrome d’accrochage

Les patients ayant le syndrome d’accrochage présentent des douleurs typiques :

  • Douleur à l’avant de l’épaule aux mouvements d’abduction et de flexion le plus souvent. Le mouvement de rotation interne lorsque le bras est surélevé peut également être douloureux. L’accrochage survient généralement dans un angle précis du mouvement. Votre chiropraticien sera en mesure de le reproduire afin de déterminer si votre douleur est réellement liée au syndrome d’accrochage.
  • Douleur à l’avant de l’épaule au repos, lorsque la condition peut être plus avancée.
  • Douleur irradiant le long du bras et allant au coude
  • Sensation de pincement lors du mouvement douloureux

Comment soulager le syndrome d’accrochage

Le syndrome d’accrochage est une condition pouvant être diagnostiquée et traitée en chiropratique. Par son doctorat de premier cycle en chiropratique (doctorat de premier cycle en chiropratique), le chiropraticien est habileté à poser un diagnostic chiropratique et établir un suivi approprié pour son patient.

Le traitement pourrait consister en différentes modalités :

  • Ajustements chiropratiques au niveau vertébral, mais également au niveau des articulations de l’épaule.
  • Travail musculaire (surtout lorsque la condition découle des mouvements répétitifs)
  • Thérapie complémentaire au besoin (ultrason, glace, TENS)
  • Conseils posturaux (pour les travailleurs debout ou les sportifs)
  • Exercices de renforcement ou d’étirement au besoin.
  • Collaboration avec un professionnel de la santé afin d’optimiser la santé (ex.: kinésiologue, médecin, physiothérapeute). Lorsque la forme de l’acromion est en cause, une référence en médecine peut être envisagée puisque parfois, une acromioplastie peut être pratiquée.

Dans tous les cas, votre chiropraticien devrait être considéré comme un professionnel à part entière dans la gestion des conditions neuromusculosquelettiques de tous les membres de votre famille. Sa formation doctorale en chiropratique lui permettra sans aucun doute de vous aider et vous proposer un suivi adapté à vos besoins.

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