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Douleur au genou : qu’est-ce que le syndrome fémoro patellaire et comment le soigner

Le genou est une articulation très sollicitée au quotidien : chaque pas et chaque déplacement l’impliquent. Sachant qu’un adulte peut faire en moyenne entre 7 000 et 10 000 pas par jour, nous vous laissons réfléchir à l’importance de maintenir cette articulation en bonne condition! Le syndrome fémoro patellaire est l’une des conditions qui la touchent fréquemment et aujourd’hui, nous souhaitons la mettre en lumière. Dans cet article, vous découvrirez comment elle s’installe et ce qui peut être fait pour vous aider lorsque vous en êtes atteint.

Le genou : bien comprendre l’articulation

Le genou est une articulation complexe formée de 3 os :

  1. Le fémur (os de la cuisse)
  2. Le tibia (os de la jambe)
  3. La patella (la rotule, os qui bouge sur le genou)
    La patella protège le tendon du quadriceps puisqu’elle l’empêche de frotter sur les os. De plus, elle permet au quadriceps d’être plus fort puisqu’elle joue un rôle de poulie en augmentant son bras de levier.

La fibula (os situé sur le côté du tibia) est tout près, mais n’a pas de rôle dans le mouvement du genou.

Pour la compléter, d’autres structures s’ajoutent :

  • Ligaments
  • Muscles
  • Tendons
  • Cartilage

Toutes ces structures permettent au genou de produire ces mouvements :

  1. Flexion
  2. Extension
  3. Rotation interne
  4. Rotation externe

La flexion et l’extension du genou permettent une grande amplitude, alors que la rotation interne et la rotation externe sont plus limitées.

Comme démontré sur l’image, la patella est maintenue à l’articulation par le tendon patellaire, qui, lui, est le prolongement du muscle quadriceps. Par le fait même, si un problème survient avec le quadriceps (ex.: hypertonicité, condition neurologique quelconque, élongation, déchirure ou autre), la synergie qu’il a avec la patella se perd. Le mouvement entre la patella et le fémur n’est donc plus optimal. Retenez cette information, elle vous sera essentielle pour comprendre l’origine du syndrome fémoro patellaire!

Le syndrome fémoro patellaire : bien le comprendre

Commençons par décortiquer ce diagnostic neuromusculosquelettique.

  1. Syndrome : ensemble de symptômes associés à une condition pathologique
  2. Fémoro : qui a trait au fémur
  3. Patellaire : qui a trait à la patella (rotule)

Donc, le syndrome fémoro patellaire est un ensemble de symptômes liés à l’articulation fémoro patellaire.

Lorsque la patella (rotule) est maintenue à sa position dite “normale” par rapport au tibia et au fémur, l’articulation fonctionne optimalement. Dans les cas où la patella (rotule) est désalignée vers l’extérieur par rapport au fémur et que des symptômes sont présents, on parle de syndrome fémoro patellaire.

Différentes causes peuvent mener à un diagnostic de syndrome fémoro patellaire. En voici quelques-unes :

  • Mauvaise position du fémur (pathologique ou non)
  • Mauvaise position de la patella (pathologique ou non)
  • Hypermobilité articulaire (ciblée au genou ou généralisée, selon les cas)
  • Pied en pronation (diminution de l’arche du pied, ce qui peut entraîner un pied plat)
  • Trouble du ligament patellaire (ou trouble généralisé touchant les ligaments)
  • Déviation de l’axe normal du genou (ex.: genu varum, genu valgum, genu recurvatum)
  • Atteinte musculaire (ex.: faiblesse du vaste médial du quadriceps, hypertonicité du vaste latéral du quadriceps)

Généralement, les symptômes associés au syndrome fémoro patellaire sont les suivants :

  • Douleur au genou, le plus souvent à l’avant ou autour de la patella (rotule)
  • Douleur présente lors du mouvement de flexion/extension répété de l’articulation
  • Douleur qui survient lors de l’activité physique et qui peut persister ensuite
  • Sensation de crépitement ou de craquement lors du mouvement de flexion/extension de l’articulation
  • Douleur qui peut apparaître en position assise si elle est maintenue sur une longue période, comme lors des journées scolaires (en raison de la pression exercée entre la patella et le fémur par le quadriceps)
  • Genou qui lâche (parfois, le genou flanche de façon inattendue)

Ça touche qui, le syndrome fémoro patellaire?

Les sportifs peuvent développer un syndrome fémoro patellaire. Tous les mouvements demandant une flexion/extension du genou de façon répétée peuvent mener à l’apparition du syndrome fémoro patellaire :

  • Course
  • Vélo
  • Basketball
  • Soccer

Évidemment, le risque de le développer est accru lorsque les accessoires utilisés ne sont pas adéquats. Une chaussure mal adaptée ou un vélo mal ajusté peuvent à eux seuls contribuer à l’apparition du syndrome fémoro patellaire. Soyez avisés et n’hésitez pas à consulter un professionnel afin de bien pratiquer votre sport!

Fait à noter : puisque le sport fait partie du mode de vie de plusieurs adolescents, le syndrome fémoro patellaire représente le trouble associé au genou le plus fréquent chez cette clientèle.

Les travailleurs qui marchent beaucoup sont plus à risque de développer un syndrome fémoro patellaire. S’ils doivent prendre les escaliers de façon régulière, travailler en position accroupie ou même conduire de façon prolongée, les risques sont également présents.

Quel est le suivi proposé par mon chiropraticien?

Vu le nombre potentiel de causes associées à son apparition et le fait que certaines soient encore mal comprises, le diagnostic du syndrome fémoro patellaire repose majoritairement sur une anamnèse et une évaluation neuromusculosquelettique complètes. Votre chiropraticien, de par son doctorat de premier cycle en chiropratique, sera en mesure d’évaluer, émettre un diagnostic chiropratique, traiter et émettre des recommandations en lien avec le syndrome fémoro patellaire.

Puisque certains syndromes fémoro patellaires peuvent découler d’un pied en pronation ou même d’un mauvais alignement du fémur, une évaluation complète des membres inférieurs est indiquée. Dans certains cas, des examens radiologiques peuvent être nécessaires afin de compléter la prise d’information et valider certaines informations.

Une panoplie de diagnostics peuvent toucher le genou, alors votre chiropraticien devra faire la distinction entre plusieurs d’entre eux :

  • Trouble des ménisques
  • Trouble des ligaments croisés
  • Ostéoarthrose
  • Entorse
  • Tendinite
  • Bursite

Une fois le diagnostic de syndrome fémoro patellaire émis et la cause trouvée, le suivi approprié est entamé. La majorité du temps, on ne passe pas à côté d’exercices de réhabilitation (étirement ou renforcement) afin de s’assurer que la biomécanique du genou et du membre inférieur soit optimale, tout ça dans le but de favoriser un bon alignement de la patella par rapport au fémur et au tibia et ainsi diminuer l’irritation derrière la patella.

Vous avez des douleurs au genou? Pensez à consulter votre chiropraticien!

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Douleur au genou? Quoi faire pour éviter le pire.

Les douleurs au genou sont fréquentes. Elles peuvent toucher n’importe qui, du jeune athlète qui risque un traumatisme ou une surutilisation jusqu’à l’aîné qui peut développer une dégénérescence (arthrose). Les personnes qui ont un surplus de poids ou qui souffrent d’une maladie métabolique comme le diabète sont plus à risque de souffrir de ce problème.

Que vous soyez actif ou sédentaire, jeune ou moins jeune, homme ou femme, personne n’est à l’abri d’une douleur au genou.

Une articulation bien complexe

Le genou est l’une des plus grosses, mais surtout l’une des plus complexes articulations du corps. Elle est constituée de trois os (fémur, tibia et rotule, ou patella), deux ménisques, quatre ligaments, une capsule articulaire ainsi qu’une dizaine de muscles et de bourses. Son mouvement se fait essentiellement en flexion et en extension (plier/déplier), même si l’articulation bouge légèrement en rotation.

Même si l’os péroné (ou fibula) ne fait pas vraiment partie de l’articulation du genou, il peut être impliqué dans certains problèmes mécaniques.

La santé articulaire du genou repose d’abord sur sa stabilité. Des muscles forts et équilibrés couplés à des ligaments solides (non étirés ou déchirés) sont le gage d’un rendement efficace et sécuritaire.

Les blessures traumatiques

Le genou est particulièrement vulnérable aux traumatismes. Que ce soit au quotidien ou dans un sport, un mauvais mouvement peut avoir pour conséquence une entorse ou une déchirure des ligaments et des ménisques. Souvent, une blessure traumatique touche plusieurs de ces structures à la fois. Le ligament croisé antérieur est le plus difficile à traiter. Peu importe le mécanisme de blessure, il est important de consulter rapidement un professionnel de la santé qualifié lorsqu’une douleur au genou apparaît à la suite d’un traumatisme. Le problème peut aisément devenir chronique et s’accompagner de limitations du mouvement et de douleurs. L’ostéoarthrite (arthrose) se développe plus facilement dans une articulation lésée.

Les blessures de surutilisation

Elles sont le lot de nombreux coureurs notamment. Les blessures de surutilisation sont le résultat de mouvements inadéquats répétés ou encore d’un manque de récupération entre les entraînements. Une mauvaise technique de course, un changement de chaussures soudain (sans période de transition), un mauvais alignement de l’articulation, un surentraînement ou un problème articulaire connexe (pied, hanche…) peuvent être à l’origine de ce type de blessure. Les diagnostics les plus fréquemment posés dans de tels cas sont le syndrome fémoro-patellaire et le syndrome de la bandelette ilio-tibiale.

  • Le syndrome fémoro-patellaire se caractérise par une apparition progressive d’une douleur sur ou autour de la rotule (ou patella). La plupart du temps, il est causé par un déséquilibre musculaire du quadriceps, dont la portion interne (vaste médial) est plus faible, ce qui entraîne un désalignement. La douleur se présente souvent lors de la course à pied, en descendant les escaliers ou lors d’une position assise prolongée (au cinéma, par exemple).
  • Le syndrome de la bandelette ilio-tibiale se traduit par une douleur sur la face externe du genou, souvent sous forme de brûlure. Elle est parfois accompagnée de douleurs à la hanche, d’une boiterie et d’une tension musculaire tout au long de la cuisse. La bandelette ilio-tibiale est une bande fibreuse qui relie la hanche au genou. Lorsqu’elle est tendue, elle crée un frottement puis une irritation sur le rebord externe du genou. Ce syndrome est parfois appelé le « genou du coureur ».

D’autres tendons peuvent être touchés par une surutilisation, selon l’alignement du genou et des articulations adjacentes.

Les bourses, ces petits coussinets qui réduisent le frottement entre un tendon et l’os, sont aussi sujettes à l’inflammation lors d’une surutilisation. On parle alors de bursite. La douleur est généralement ressentie à un point précis lors du mouvement. La palpation de la bourse reproduit souvent la douleur.

Si la douleur au genou s’accompagne de fièvre, consultez immédiatement un médecin. Il pourrait s’agir d’une infection.

Les troubles dégénératifs

Le genou est très vulnérable à l’usure; il s’agit de l’une des articulations les plus touchées par l’ostéoarthrite (ou arthrose). Les facteurs de risque principaux sont le surplus de poids et les antécédents traumatiques (anciennes blessures mal guéries). L’âge et la génétique jouent aussi leur rôle.

Les symptômes principaux de l’arthrose du genou sont la raideur, la douleur, les crépitements et la perte de mouvement. En général, les raideurs apparaissent après une période de repos prolongé. La douleur quant à elle survient d’abord lors du mouvement, puis s’installe au repos de l’articulation.

Traiter et prévenir les douleurs au genou

Une douleur au genou causée par un traumatisme, une surutilisation ou encore par de la dégénérescence ne doit pas être prise à la légère. Un chiropraticien est en mesure d’évaluer et de déterminer la cause du problème. Il pourra ensuite proposer un plan de traitement personnalisé incluant des ajustements chiropratiques, des mobilisations, des thérapies complémentaires et diverses recommandations (exercices, posture, habitudes de vie, etc.).

Les soins chiropratiques, par leur double action à la fois sur la biomécanique et sur le système nerveux, peuvent aider à prévenir les blessures au genou. Une posture adéquate, des articulations fluides et une communication corps-cerveau efficace améliorent l’équilibre et la proprioception (perception du corps dans l’espace), réduisant ainsi les risques de chute. De plus, un corps dont l’influx nerveux circule de façon optimale est un corps qui saura se guérir plus facilement.

À faire à la maison

Afin de prévenir les problèmes de genou, l’articulation doit être stabilisée par des ligaments solides, mais aussi par une musculature forte et équilibrée. Des exercices d’étirement et de renforcement peuvent contribuer à maintenir cet équilibre.

L’étirement du quadriceps quotidien est très efficace pour réduire bon nombre de douleurs au genou – particulièrement les syndromes fémoro-patellaires. En position debout ou couchée sur le côté, apportez le talon vers la fesse pour ressentir un étirement au-devant de la cuisse. Il est préférable de consulter un professionnel de la santé qualifié, comme un chiropraticien, afin de recevoir les recommandations d’exercices qui conviennent à votre état de santé.

L’adoption d’un mode de vie sain contribue à réduire les risques de souffrir d’un problème de genou. D’abord parce que ce style de vie aide à maintenir un poids santé, mais aussi parce qu’il permet au corps de fonctionner à son meilleur. L’alimentation saine et variée apporte tous les nutriments dont le corps a besoin; l’exercice physique assure un renforcement et une flexibilité musculaires; un sommeil réparateur adéquat permet la récupération et le nettoyage des débris; la gestion du stress aide à réduire l’état inflammatoire et les tensions musculaires.

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